31 octubre, 2008

COLOMBIE: Scandale de la parapolitique, Uribe et les Paramilitaires

Le scandale de la parapolitique a éclaté en 2006 en Colombie, après le changement de majorité au congrès américain et la réelection avec une très forte majorité du président Alvaro Uribe. Une série de révélations de presse, d'arrestations et de décisions de justice ont fragilisé les paramilitaires d'extrême-droite, liés aux trafiquants de drogue et accusés de divers massacres ainsi que leurs soutiens dans les services secrets et des politiques d'envergure, parfois très proches du président Alvaro Uribe. L'une des arrestations les plus retentissantes sera en février 2007 celle du chef des services secrets colombiens, accusé d'avoir informé les groupes paramilitaires des actions de l'armée.
Ce processus a trouvé ses germes dans l'amnistie accordée par Uribe aux paramilitaires des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC), dirigées par Carlos Castaño (1965-2006) et Salvatore Mancuso, avec la loi dite de « justice et paix » de juillet 2005, votée sous le gouvernement Uribe et accompagné d'importantes opérations de désarmement des paramilitaires, qui ont isolé les éléments les plus durs.
La découverte du plan Ralito, signé par Salvatore Mancuso, "Jorge 40" et d'autres leaders des AUC, ainsi que plusieurs politiciens (dont le gouverneur de Sucre et de Cordoba et une dizaine de parlementaires), a dévoilé l'existence d'une stratégie des AUC, dénommée « plan Birmanie », pour renforcer leur influence et s'emparer du pouvoir politique, d'abord dans la région Caribe sur la côté atlantique, puis au niveau national.

Effets principaux du scandale
Ce scandale a abouti à l'arrestation de sénateurs proches d'Uribe (Alvaro García, Jairo Merlano et Erick Morris) puis de celle d'un des ex-chef des services de renseignement, le Département administratif de sécurité (DAS), Jorge Noguera [1]. 64 congressistes (soit le quart du Congrès [2]) ont été identifiés par la Cour suprême de justice dans le scandale de la parapolitique, dont 32 sont aujourd'hui en détention [3].
Le 16 février 2007, la Cour suprême de justice a ordonné l'arrestation de six parlementaires liés aux paramilitaires, dont Álvaro Araújo Castro, le frère de la Chancellière et Ministre des Affaires étrangères, María Consuelo Araújo, qui démissionna quelques jours après. L'ex-ministre Álvaro Araújo Noguera, père des deux pré-cités, a aussi été accusé d'association de malfaiteurs (formation de groupes paramilitaires) et d'avoir participé à un enlèvement aggravé [4].
La même année, l'ex-sénateur Mario Uribe Escobar, cousin germain du président Uribe, a du démissionner de son poste de sénateur en raison de ses liens avec les paramilitaires [5], avant d'être arrêté et incarcéré, en avril 2008, après une tentative de demande d'asile au Costa Rica, à la prison de Bogota [3]. Alvaro Uribe a révélé, le 23 avril 2008 à la radio privée Caracol, qu'une enquête avait été ouverte contre lui dans le cadre de l’investigation sur le massacre d’Aro de 1997, au cours duquel 15 paysans accusés d’aider les guérilleros des FARC avaient été tués par les paramilitaires avec l’aide de l’armée colombienne; Uribe a nié toute implication [3][6][7][8][9].
Mario Uribe est l'associé politique du président Uribe depuis plus de 20 ans. Depuis leur élection au Parlement en 1986, les deux cousins ont fondé ensemble le parti Colombia Democratica, dont la totalité des élus au Parlement sont aujourd'hui emprisonnés [7].
Une enquête a aussi été ouverte contre Nancy Patricia Gutierrez, présidente du Sénat, et Carlos García, président du parti U [6][10].
Selon les enquêtes en cours, plusieurs dirigeants politiques et hauts fonctionnaires colombiens auraient bénéficiés de ces alliances via l'intimidation et les actions armées des groupes paramilitaires contre la population civile. Suite à l'amnistie de 2005 et à la démobilisation relative des AUC, certains paramilitaires ont obtenus des postes dans les conseils municipaux, les assemblées municipales ainsi qu'au Congrès et dans d'autres organes étatiques. D'un autre côté, certains politiques sont accusés de détournement de fonds, utilisés pour financer les groupes armés illégaux, et auraient aussi organisé des fuites facilitant leurs opérations, qui incluent des massacres, assassinats, déplacements forcés de population afin d'augmenter leur puissance [11].
Conséquences internationales.
Le scandale de la parapolitique a influencé les relations internationales de la Colombie, avec une apostrophe de la démocrate Nancy Pelosi, Speaker de la Chambre des représentants des États-Unis, exigeant d'Uribe, en mars 2007, qu'il condamne les militaires liés aux paramilitaires, qui figurent sur la liste des organisations terroristes de l'OEA (Organisation des Etats d'Amérique) [12]. Majoritaires dans les deux Chambres, les démocrates se sont saisis de l'affaire pour réduire l'aide militaire apportée à la Colombie (principalement dans le cadre du plan Colombie) et d'ajouter des conditions à l'aide économique versée [13].
L'ex-vice-président des Etats-Unis, Al Gore, a annulé en avril 2007 sa participation à un forum environnemental où devait participer Uribe, en affirmant que les soupçons à son égard devaient d'abord être dissipés. Uribe a rejeté ces accusations, qu'il présenta comme des calomnies, et s'est déclaré navré de la décision d'Al Gore [14].
Le président Uribe a ensuite entrepris une tournée aux Etats-Unis afin d'obtenir l'appui des membres du Congrès états-unien pour signer le Traité de libre-échange entre la Colombie et les Etats-Unis, dont la signature pourrait être hypothéquée aux conséquences du « Paragate », comme on l'appelle aussi dans la presse nationale. Il a rencontré à cette occasion Nancy Pelosi, qui lui répondit que pour avoir l'appui du Parti démocrate, il fallait impérativement que le gouvernement soumette à la justice tous les fonctionnaires compromis par ce scandale, tout en regrettant l'impunité accordée aux crimes faits à l'encontre des syndicalistes [15]. Un nouveau voyage d'Uribe n'a pas eu plus de succès.
Le scandale de la parapolitique a amené le président colombien Uribe a arbitrer, au sein de son administration, en faveur de ceux qui souhaitent un désarmement à grande échelle des paramilitaires et sans trop de concessions.

Antécédents
Bien que les AUC, fondées en 1997 à partir d'une fusion des différents groupes paramilitaires eux-mêmes issus de la Violencia des années 1960, sont soupçonnés de longue date d'avoir tissé des liens avec la classe politique et les forces armées colombiennes, c'est l'émergence de ce scandale, avec la découverte en particulier de l'ordinateur de Jorge 40, qui a permis à la justice colombienne d'initier des enquêtes et d'arrêter plusieurs politiciens.
Dès mai 2005, le député Gustavo Petro (Pôle démocratique alternatif, deuxième force politique du pays depuis l'élection de mai 2006 [16]) dénonce la complicité entre les paramilitaires et certains politiques, accusant notamment le sénateur Alvaro García Romero (aujourd'hui incarcéré) d'être le co-inspirateur d'un groupe paramilitaire, en 1997, avec Salvador Arana, ex-gouverneur de Sucre et alors ambassadeur au Chili, Miguel Nule Amín, Salvatore Mancuso, chef des AUC, Eduardo Cobo (alias 'Diego Vecino'), Salomón Fériz (frère du député José Luis Fériz)et deux membres de l'armée [17][18][19]. Le groupe était accusé d'avoir commis des assassinats ainsi que le massacre de El Chengue, en janvier 2001, qui fit 25 morts [17]. L'action judiciaire contre ce groupe a, selon Petro, notamment été bloqué par José Feliciano Yepes, aujourd'hui emprisonné à Caracas pour tentative d'assassinat contre le président vénézuélien Hugo Chávez [17].
Petro dénonça aussi, preuves à l'appui, le sénateur Alvaro Romero, pour son implication dans le massacre de Macayepo (15 morts). Député depuis plus de 20 ans, Romero s'est rendu à la justice le 16 novembre 2006 après une courte cavale [20]. En outre, Petro dénonce alors les liens entretenus avec les AUC, et en particulier avec Diego Vecino et Rodrigo Mercado Pelufo (alias Cadena), de l'ex-députée Muriel Benito Rebollo. Cette dernière a alors nié cela, mais l'apparition de son nom dans l'ordinateur de 'Jorge 40' en tant que candidat de 'Diego Vecino' pour les élections de 2006 conduit à sa condamnation à 6 ans de prison [21][22].
Un mois après, Clara López Obregón, la dirigeante du Pôle démocratique alternatif, dénonce devant la Cour suprême de justice les liens soupçonnés de membres du Congrès avec les AUC, après avoir pris connaissance des propos de Salvatore Mancuso, chef des AUC, selon lesquels 35% du Congrès « sont des amis » de son organisation [4].
La même année, Jorge Noguera Cotes, l'ex-directeur du Département administratif de sécurité (DAS), un des services de renseignements colombien, a fait l'objet d'une enquête sur la base de plusieurs accusations, dont l'une émanant de l'ex-chef des services informatiques du DAS, Rafael García, un témoin-clé des enquêtes. Ce dernier accusait Noguera de mettre le DAS à disposition des AUC dans le nord du pays [23].
Devant l'accusation de médias tel que la revue Semana, le président Uribe s'est indigné, affirmant qu'il « mettrait sa main au feu pour lui » [Noguera]. Ce dernier a cependant dû démissionner, et a été nommé comme consul à Milan, avant de devoir démissionner à nouveau et être inculpé, en janvier 2006, accusé d'« association de malfaiteurs » et d'avoir collaborer et informer illégalement les paramilitaires [24]. Noguera a été arrêté le 22 février 2007 [25].
En juillet 2006, la Cour Constitutionnelle conditionna la loi « de justice et de paix », amnistiant les AUC, à des « aveux pleins et sincères », à la révélation de « la localisation des corps des desaparecidos » et au dédommagement financier des victimes [26], sans quoi elle était déclarée anticonstitutionnelle [13]. C'est grâce à ces amendements que l'incarcération de 58 paramilitaires (sur un total de 30 000 combattants démobilisés [27]), préalable à leur amnistie, a incité ceux-ci à révéler des informations concernant leurs liens avec l'armée et les politiques, afin de pouvoir bénéficier de la loi, qui a établi un plancher maximal de 8 ans de prison pour les crimes commis, quels qu'ils soient [2]. Salvatore Mancuso a alors révélé plusieurs crimes compromettant les politiciens de plusieurs régions du pays [27].

L'ordinateur de 'Jorge 40'
Les enquêteurs sont d'abord partis d'un ordinateur d'un certain 'Don Antonio', homme de confiance de Rodrigo Tovar Pupo (alias 'Jorge 40'), chef du Bloc nord des AUC, dans lequel ils ont trouvé des fichiers révélant de multiples crimes commis contre des syndicalistes et membres de la société civile dans la région Caribe sur la côte Atlantique, et l'alliance avec différents politiciens, dont des maires, des gouverneurs et des candidats aux législatives, avec l'objectif d'étendre leur influence. Les crimes comptent plusieurs massacres, assassinats, et un nombre inconnu de députés et d'autres responsables politiques élus grâce à l'influence et à l'intimidation des paramilitaires [27]. Bien des crimes détaillés dans l'ordinateur de 'Jorge 40', lui-même accusé d'avoir assassiné plus de 50 membres de la société civile entre 2004 et 2006 [27], ont été commis après le cessez-le-feu des AUC. L'ordinateur révéle en outre les fraudes électorales ayant facilité l’élection puis la réélection de Uribe en 2002 et 2006 [1].
Ces révélations ont poussé le procureur Edgardo Maya Villazón a déclaré que ce scandale serait équivalent voire pire au procès 8 000, qui a touché l'ex-président Ernesto Samper, accusé d'avoir financé sa campagne électorale de 1995 grâce aux fonds des paramilitaires. Devant être jugé par le Congrès, Samper a été exonéré par celui-ci, mais son ministre de la Défense, Fernando Botero Zea, et son trésorier de campagne, Santiago Medina, ont été incarcérés. Quatre députés membres de la coalition parlementaire appuyant Uribe, Zulema Jattin, Dieb Maloof, David Char et Alvaro García Romero, ont été éclaboussés par les informations contenues dans cet ordinateur [28].

Le Pacte de Ralito
Extrait du Pacte de Ralito, document signé le 23 juillet 2001, sur lequel on peut voir la signature des dirigeants des AUC, dont celle de 'Jorge 40', aux côtés de celles de plusieurs politiques, dont le gouverneur de Sucre et de Cordoba.
C'est dans le cadre de ce scandale qu'on a découvert le « Pacte de Ralito », un document, signé le 23 juillet 2001, qui prouve l'existence d'un accord entre les AUC, plusieurs parlementaires ou ex-parlementaires (dont sept députés et quatre sénateurs), cinq maires, deux gouverneurs (celui de Sucre et de Cordoba), un journaliste, et d'autres fonctionnaires pour « refonder la patrie » [29]. La plupart des signataires ont été arrêtés le 14 mai 2007, inculpés d'association aggravée de malfaiteurs, bien que certains aient essayés, sans succès, de se faire inculper pour délit de sédition [30]. L'existence du Pacte de Ralito a été dévoilé fin 2006 par le sénateur Miguel Alfonso de la Espriella, l'un des signataires, sur ordre d'un des leaders des AUC, Salvatore Mancuso. Le contenu du document a été révélé publiquement en janvier 2007 suite aux déclarations de Jorge 40, responsable des AUC, lors des négociations de paix, et une des copies du document lui-même remis à la justice par Mancuso lors d'une de ses auditions [29].
Selon les enquêtes de l'hebdomadaire El Espectador, le pacte a été signé dans le cadre d'une stratégie des AUC afin de consolider leur pouvoir en marge de la loi, en s'appuyant sur le narcotrafic et concrétiser, à l'avenir, la prise du pouvoir politique, d'abord dans la région Caribe puis au niveau national. Dénommé « Plan Birmanie », en référence au pays situé dans le Triangle d'or asiatique, cette initiative n'a pas fait l'unanimité au sein des AUC. Carlos Castaño a en effet refusé de l'appuyer, s'opposant aux leaders d'alors du Bloque Central Bolívar des AUC, Iván Roberto Duque alias "Ernesto Báez" et Carlos Mario Jiménez alias "Macaco", fortement liés aux trafic de stupéfiants, et décidant finalement de démissioner [31]. Castaño a par la suite été assassiné par son propre frère, Vicente Castaño [32][33], fondateur du groupe paramilitaire Águilas Negras, créé à la suite de la démobilisation des AUC et qui refuse toute négociation avec le gouvernement Uribe.
Deux universitaires argentins, Mario Alfredo Sandoval et Juan Antonio Rubbini Melato, étaient présents à la réunion de Ralito de 2001, selon Alfonso de la Espriella, en tant que conseillers politiques des AUC [34][35][36]. Sandoval, référencé avec le numero 1076/1163 dans le rapport de la Commission nationale sur la disparition des personnes (CONADEP), à propos de l’enlèvement d’un étudiant d’architecture pendant la « guerre sale » des années 1970 [36], et désormais spécialisé dans l'intelligence économique, a notamment été chargé de cours à l'IHEAL (Institut des Hautes Etudes d'Amérique Latine), enseignant aussi à la Sorbonne nouvelle et à l'Université de Marne-la-Vallée [34]. Il a fait partie d'une délégation au Chili présidée par Alain Juillet, ex-chef de la DGSE et depuis décembre 2003 haut responsable chargé de l’intelligence économique au SGDN. [34][37].

Signataires du Plan Ralito
Leaders des AUC
Salvatore Mancuso alias "Santander Lozada".
Diego Fernando Murillo alias "Don Berna" oi "Adolfo Paz".
Edward Cobos Téllez alias "Diego Vecino".
Rodrigo Tovar Pupo alias "Jorge 40".
Leaders politiques
(Nom; fonction au moment de la signature du pacte; fonction au moment de l'ordre d'arrestation; statut actuel.)
Source: 32 personas firmaron el 'acuerdo de Ralito', Radio Caracol, 20 janvier 2007.
Liste non-exhaustive (32 signataires en tout).
Salvador Arana; gouverneur de Sucre; ex-ambassadeur au Chili; en cavale.
Rodrigo Burgos; sénateur du Parti conservateur colombien; démis de ses fonctions; résultats provisoires de l'enquête favorables.
Alfonso Campo Escobar; représentant à la Chambre de Magdalena pour le Parti conservateur colombien; ibid.; incarcéré, s'est soumis à une condamnation par anticipation.
Miguel de la Espriella; représentant à la Chambre de Córdoba; sénateur du Parti de la Colombie démocratique; condamné à 3 ans et 7 mois de prison.
José Gnecco Cerchar; sénateur du Parti libéral colombien; démis de ses fonctions; incarcéré.
José María Imbeth; député du Parti conservateur colombien; démis de ses fonctions; incarcéré, en attente de jugement.
Jesús María López; gouverneur de Córdoba; retraité; libre en raison de son âge.
Juan Manuel López Cabrales; sénateur du Parti libéral colombien; ibid.; incarcéré.
William Montes; sénateur du Parti conservateur colombien; ibid.; incarcéré.
Reginaldo Montes; représentant à la Chambre de Córdoba; sénateur du Partido Cambio Radical (Parti pour un changement radical); incarcéré.
José de los Santos Negrete; gérant du Parti conservateur colombien; représentant du Parti conservateur colombien à la Chambre de Córdoba; absous par la Cour suprême de justice.
Luis Carlos Ordosgoitia; Représentant à la Chambre de Córdoba; directeur de l'INCO (Instituto Nacional de Concesiones) ; incarcéré, en attente de jugement.
Eleonora Pineda; Conseil de Tierralta; ex-député; incarcérée.
Freddy Sánchez; député; démis de ses fonctions; incarcéré.
Sigifredo Senior; maire de Tierralta; - ; incarcéré, en attente de jugement.
Edwin Mussi; maire de Ovejas, Sucre; - ; incarcéré, en attente de jugement.

Le scandale du DAS
Le scandale touchant le Département administratif de sécurité (DAS), la principale agence de renseignement en Colombie, éclata suite à l'arrestation de son chef du secteur informatique, Rafael Enrique García, accusé d'avoir favorisé les groupes paramilitaires et les narcotrafiquants devant être extradé aux Etats-Unis. García a dénoncé Jorge Noguera Cotes, l'ex-chef du DAS, alors consul à Milan, d'avoir utilisé sa position pour mettre le DAS au service des paramilitaires dirigés par Jorge 40. Selon des déclarations de García, début 2006, dans les médias, Noguera aurait remis une liste comportant le nom de 24 dirigeants syndicaux au Bloque Norte, dirigé par Jorge 40 [38]. Plusieurs des personnes figurant sur la liste ont été tuées, menacées ou soumises à un processus judiciaire arbitraire [38].
Appuyé par le président Uribe, Jorge Noguera a cependant dû démissionner, avant d'être arrêté le 22 février 2007, accusé d'association de malfaiteurs et d'homicide aggravé [39]. Uribe a déclaré alors que si Noguera était jugé coupable, il devrait présenter ses excuses au pays pour l'avoir nommé. Noguera était en effet chargé de la campagne présidentielle d'Uribe dans le département de Magdalena en 2002, et a été nommé immédiatement après la victoire d'Uribe, avant d'être nommé consul à Milan lors du second mandat d'Uribe [40].
Noguera a été remis en liberté le 23 mars 2007 pour vice de forme [41], avant d'être arrêté de nouveau le 6 juillet 2007 [42]. En novembre 2007, il a été destitué de ses fonctions et suspendu pour 18 ans, accusé d'avoir collaboré avec les AUC, de s'être enrichi de façon illégale et d'avoir déformé des informations afin de favoriser les paramilitaires. Une enquête contre lui est toujours en cours [43].

Branche judiciaire et liens avec la 'Ndrangheta calabraise
L'ex-président du Conseil supérieur de la magistrature, José Alfredo Escobar Araújo, ainsi que sa femme Ana Margarita Fernández, l'ex-secrétaire général du procureur général de Colombie, ont aussi reconnu entretenir des liens d'amitié avec le mafiosi Giorgi Sale, membre de la 'Ndrangheta calabraise arrêté en 2006, mais nia avoir eu connaissance de ses activités de trafic de drogue. Sale était lié à Salvatore Mancuso, le chef des paramilitaires [44][45]. Le 30 novembre 2006, Escobar a démissionné de la présidence du Conseil, suivi de la démission de sa femme, tout en en restant membre en tant que magistrat [44]. Le frère d'Ana Margarita Fernández, qui occupa pendant cinq ans des fonctions gouvernementales, Antonio Fernández, était lui-même jusqu'à récemment directeur national des Biens à la Direction nationale des stupéfiants. Dans un des enregistrements publiés par l'hebdomadaire Semana, le magistrat Escobar Araújo affirmait au mafieux Sale qu'il intercéderait en sa faveur auprès de son beau-frère, Antonio Fernández [44].

Tensions entre la Cour Suprême de justice et le président Uribe
Le président Uribe a déposé en janvier 2008 une plainte pour diffamation et calomnie après que le président de la Cour, Cesar Julio Valencia Copete, ait refusé de retirer ses propos publiés par El Espectador, dans lesquels ce dernier assurait que le président l'avait appelé afin qu'il intervienne en faveur de son cousin et associé politique Mario Uribe Escobar, aujourd'hui détenu à la prison de Bogota [46].
De plus, le président Uribe et le Ministre de l'Intérieur et de la Justice Carlos Holguín Sardi ont critiqué, en avril 2008, les décisions de la justice d'incarcérer les élus [47]. Le gouvernement Uribe étudie actuellement un projet visant à créer un nouveau tribunal, habilité à juger le président, les membres du Congrès et les magistrats, et qui se substituerait à la Cour suprême de justice. Les magistrats de toutes les hautes cours ont répondu par un communiqué rejetant l'initiative et les déclarations du ministre [48][6].

Références
abLaurence Mazure, Dans l’inhumanité du conflit colombien - Le scandale de la « parapolitique » éclabousse le président Alvaro Uribe, Le Monde diplomatique, mai 2007 (fr) (traductions en anglais et portugais)
abColombie - paramilitaires : cousin du président Uribe arrêté; ex-sénateur, il présida le Parlement, Latin Reporters, 23 avril 2008 (fr)
abcAlexandra Matine, Colombie : Alvaro Uribe impliqué dans un massacre de paysans par une enquête officielle, Paris Match, 24 avril 2008 (fr)
abEl escándalo de la 'parapolítica' en Colombia, El País, 20 février 2007 (es)
Uribe ally quits Colombia Senate, BBC, 5 octobre 2007 (en)
abc  Cathy Ceïbe, Avis de tempête sur Uribe, L'Humanité, 24 avril 2008 (fr)
ab  Pascale Mariani et Roméo Langlois, Le scandale des paramilitaires colombiens éclabousse Uribe, Le Figaro, 24 avril 2008 (fr)
Le président Uribe visé par une enquête sur le massacre de paysans colombiens, Le Monde avec l'AFP et Reuters, 24 avril 2008 (fr)
Paulo A. Paranagua, Le président colombien Alvaro Uribe dément être impliqué dans un crime des paramilitaires, Le Monde, 24 avril 2008 (fr)
Michel Taille, « En Colombie, le cousin du Président à l’ombre des paramilitaires », Libération, 26 avril 2008 Lire en ligne (fr)
Las pruebas hablan por sí solas, Semana, 11 novembre 2006 (es)
Nancy Pelosi le exige a Álvaro Uribe condenar a los militares que tengan nexos con paramilitares, Semana, 5 mars 2007 (es)
ab  Philippe Dufort (Université du Québec), Paramilitarisme et scandale de la parapolitique en Colombie, La Chronique des Amériques, octobre 2007, n°17 (fr)
Al Gore dice que Uribe debe resolver las acusaciones sobre paramilitarismo, Semana, 20 avril 2007 (es)
Pelosi pide a Uribe actuar contra "paras", BBC, 3 mai 2007 (es)
Colombie: appel à la vigilance face aux menaces dirigées contre l'opposition, Pôle démocratique alternatif, 7 mars 2007 (fr)
abcEl congresista Gustavo Petro, denuncia presuntos vínculos entre dirigentes políticos y paramilitares, Radio Caracol, 19 mai 2005 (es)
Gustavo Petro denuncia, Pôle démocratique alternatif, 9 décembre 2006 (es)
El gobernador de la muerte, Semana, 18 novembre 2006 (es)
El poder del ‘gordo’, Semana, 18 novembre 2006 (es)
Capturan a ex congresista Muriel Benito Rebollo, Semana, 15 novembre 2006 (es)
Ex representante Muriel Benito Rebollo, condenada a 47 meses de prisión, Semana (es)
Fiscalía ordena captura de ex director del DAS, W Radio, 22 février 2007 (es)
Llaman a indagatoria a Jorge Noguera, Semana, 22 janvier 2006
Fiscalía capturó a Jorge Noguera por 'parapolítica', Semana, 6 juillet 2007 (es)
Human Rights Watch, Colombia: Al Corregir Ley de Desmovilización, Corte Evita Abusos Futuros, 19 juillet 2006 (es); Traduction anglaise.
abcdEl personaje del año: el fantasma paramilitar, Semana, 23 février 2006 (es)
El computador de ‘Jorge 40’ puede ser el inicio de un nuevo proceso 8.000, Semana, 10 octobre 2006 (es)
ab32 personas firmaron el 'acuerdo de Ralito', Radio Caracol, 20 janvier 2007 (es)
Ordenan la captura de los congresistas que firmaron el pacto de Ralito, Radio Caracol, 14 mai 2007 (es)
Los secretos del Plan Birmania, El Espectador, 14 novembre 2007 (es)
Libération (daté du samedi 2 et dimanche 3 septembre 2006)
Misterio de Carlos Castaño, develado, BBC, 4 septembre 2006 (es)
abc  Eduardo Febbro, Un amigo de los para, Pagina 12, 16 mars 2008 (es)
Laurence Mazure, Imprudences ou connivences, Le Monde diplomatique, mai 2007 (fr)
ab  Laurence Mazure, Un tortionnaire de la dictature conseiller de SARKOZY ? Assistera t’il à la rencontre Kirchner Sarkozy du 7 avril ?, CALPA, 25 avril 2008 (fr)
Sylvain Lapoix, Les Chambres de commerce ont aidé l'ex-tortionnaire argentin à se recycler, Marianne, 11 avril 2008 (fr)
abColombie. L'état de droit ébranlé par les paramilitaires infiltrés au sein des institutions d'État, Amnesty International, Déclaration publique; Index AI : AMR 23/048/2006 (Public); Bulletin n° : 306; ÉFAI, 29 novembre 2006 (fr) (traductions disponibles)
Caracol Noticias, Jorge Noguera quedó detenido en la Fiscalía, 22 février 2007 (es)
El Espectador, Jorge Noguera quedó en libertad (es)
BBC, Colombia: liberan a Noguera (es)
Semana, Fiscalía capturó a Jorge Noguera por 'parapolítica' (es)
Semana, Procuraduría destituyó y suspendió por 18 años a Jorge Noguera por ‘parapolítica’ (es)
abc  (es) Escobar Araújo renunció a la presidencia del Consejo Superior de la Judicatura, Revista Semana, 30 novembre 2006 (es)
Mancuso, vinculado con mafias italianas, El País (Cali), 23 novembre 2006 (es)
Crece choque de trenes entre Uribe y presidente de la Corte Suprema de Justicia, Semana (es)
Colombia: Gobierno critica la detención de políticos vinculados a los paramilitares, Infolatam, 23 avril 2008 (es)
« Altas cortes de Colombia rechazan iniciativa para nuevo tribunal », Reuters, 22 avril 2008, 16:43 GYT lire en ligne (es)

Bibliographie [modifier]
Philippe Dufort (Université du Québec), Paramilitarisme et scandale de la parapolitique en Colombie, La Chronique des Amériques, octobre 2007, n°17



Declaración del Secretario General del Partido Comunista Colombiano

El gobierno nacional ha llamado a calificar servicios a tres generales, varios oficiales superiores, mayores y suboficiales. Es la más grande medida administrativa de remoción de funcionarios del ejército nacional.
La razón: las investigaciones internas debidas a las denuncias de origen ciudadano y de organizaciones de Derechos Humanos, por las desapariciones y ulteriores ejecuciones extrajudiciales de jóvenes, reportados oficialmente como guerrilleros caídos en combate. Es una decisión importante.

Afecta a estructuras de la Séptima División y las Brigadas Móviles 14 y 15, que actúan en operaciones de contrainsurgencia en el nororiente del país, fronteriza con Venezuela.Se trata de crímenes de guerra. Amnistía Internacional ha presentado un fuerte informe que compromete al Estado. Las movilizaciones indígenas y el paro de corteros de caña en el Valle del Cauca y el Cauca, develaron las mentiras oficiales sobre el tratamiento de guerra a las movilizaciones sociales.

En definitiva, no hay nada distinto de cuanto se ha denunciado en los últimos años. Solo que ahora salta al paso una crisis.A pocos días de la elección presidencial en Estados Unidos es claro que Uribe debe intentar congraciarse con el probable ganador. La ex directora del DAS y los oficiales generales son los chivos expiatorios del momento. La Fiscalía debe asumir sin dilaciones ni equívocos las investigaciones.

Deberían abarcar todas las conexiones, relaciones y complicidades que contribuyan a aclarar el grueso volumen desapariciones en distintos otros lugares del país.La pregunta que surge: ¿Quién asume la responsabilidad política de este desastre humanitario? Hasta el diario El Tiempo habla de que la “seguridad democrática” debe modificarse.

Y debe desmontarse la política de guerra, sus modalidades criminales y los aparatos clandestinos que las ejecutan. Deben desmantelarse todos los vínculos, sin excepción, de las estructuras militares con el narcoparamilitarismo.Estamos ante la crisis de una política irresponsable en la que se ha embarcado el Estado colombiano. El presidente Uribe debería renunciar. No es posible que de cara al mundo su régimen muestre la inhumanidad y la criminalidad, agenciada desde el poder.

No es posible que “a sus espaldas”, “sin su conocimiento”, ocurran las cosas que pasan. Que apruebe las mentiras y las rectifique cuando las evidencias destruyen los castillos dorados que los medios reproducen.

Seis años de gobierno han costado muchísimos muertos, desapariciones, tragedias, secuestros, que hubieran podido ser evitados, de haber actuado antes el gobierno. Si las destituciones son una rectificación, esta exige cambios en dirección al diálogo para la paz y los acuerdos humanitarios, temas que no se les puede ni mencionar a los jerarcas del uribismo.

Al igual que los familiares de los jóvenes de Soacha sacrificados, el pueblo debe salir a la calle. La paz exige cambio de políticas, pero, sobre todo, un cambio político real.

'TextoCarta de las FARC al pueblo colombiano
Esta es la carta que se ha conocido publicamente enviada por la FARC-EP a los intelectuales colombianos.

Respetados Compatriotas:

Con beneplácito hemos recibido su misiva de septiembre que invita a explorar colectivamente caminos hacia la paz alejados del actual rumbo gubernamental de guerra perpetua que significa persistir en el imposible de una solución militar a los problemas políticos, económicos y sociales que subyacen en el cruento conflicto que estremece al país.
Saludamos el florecimiento de una corriente de opinión que se aparta del falso triunfalismo y de los parámetros de la solución guerrerista a los grandes problemas nacionales.

No dudamos del éxito de su gestión porque coincide con el sentimiento y el anhelo de paz de las mayorías.
Esta carta es ya el comienzo del Intercambio Epistolar que nos proponen para discutir en torno a la salida política del conflicto, el canje humanitario y la paz. Participaremos de cara al pueblo en un diálogo con amplitud y franqueza, sin dogmatismos, sin sectarismos y sin descalificaciones sobre los temas que sugieren.

Es necesario esforzarnos en procurar la vinculación de la mayor cantidad posible de organizaciones políticas y sociales y de personas independientes.Nuestra disposición a explorar posibilidades hacia el canje humanitario y la paz con justicia social que es hoy el clamor y la necesidad más urgente y sentida de toda la nación, continúa invariable.

La liberación unilateral de seis ex congresistas en el pasado reciente, entregados al Presidente Hugo Chávez y a la senadora Piedad Córdoba, buscaba crear condiciones y ambientes propicios al canje de prisioneros en poder de las partes contendientes. Este hecho es testimonio fehaciente de voluntad política.
Muy respetuosamente sugerimos, para reforzar este nuevo emprendimiento, tener en cuenta la manifiesta disposición de la gran mayoría de Presidentes latinoamericanos para contribuir con sus esfuerzos en el proceso de intercambio humanitario y paz.La inmensa bandera de la paz con justicia social deberá ondear definitivamente, libre, bajo el cielo de Colombia. La guerra eterna contra el pueblo que nos quieren imponer para perpetuar la injusticia no puede ser el destino de la patria.Reciban nuestro saludo cordial.

CompatriotasSecretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP

Montañas de Colombia, octubre 16 de 2008


NOTAS - NOTAS - NOTAS- NOTAS

LA CIA CONOCIA Y COLABORO EN ATAQUE COLOMBIANO CONTRA ECUADOR

El ministro ecuatoriano de Defensa, Javier Ponce, denunció que la Central de Inteligencia estadounidense (CIA), conocía y colaboró con el ataque colombiano de marzo último contra una zona norte de este país en el que muriera el jefe insurgente Raúl Reyes.

DENUNCIARAN AL GOBIERNO COLOMBIANO ANTE COMUNIDAD EUROPEA POR DELITOS DE LESA HUMANIDAD

Esta declaración de Petro se dará en el marco del seminario llamado "Buscar una iniciativa internacional por la paz y la democracia en Colombia", El mismo se llevará a cabo el 6 de noviembre en París, en el recinto del Senado Francés, el cual contara con la presencia de parlamentarios de América, Francia y la Unión Europea. A la vez, Petro se entrevistará con abogados internacionales para analizar el tema y buscar la manera como la justicia penal internacional pueda examinar los hechos de la desaparición y posterior ejecución de los jóvenes de Soacha.Para el Senador de oposición "el gobierno del Presidente Álvaro Uribe intenta ocultar tras unos falsos positivos de las Fuerzas Militares, la verdad que esto es un crimen contra la humanidad"

535 personas ejecutadas extrajudicialmente por la fuerza pública en Colombia en año y medio

Por lo menos una persona perdió la vida, cada día, víctima de una ejecución extrajudicial por la fuerza pública, en los últimos 18 meses, lo que da como resultado un total de 535 personas entre enero de 2007 y julio de 2008, denunció ayer en un informe la Coordinación Colombia Europa Estados Unidos
El informe se produce paralelamente a la llamada a calificar servicios que hiciera el presidente Uribe Vélez de 3 generales, 4 coroneles, 7 tenientes coroneles, 3 mayores un capitán, un teniente, y 7 suboficiales del Ejército Nacional por, como según el mismo Uribe dijo “confabularse con delincuentes” para cometer delitos como homicidios.
Dos terceras partes de las ejecuciones extrajudiciales denunciadas ocurrieron en Norte de Santander, Antioquia, Meta, Huila, Putumayo, Cauca, Arauca y Caquetá, y en un 58% de los casos se trata de personas menores de 30 años de edad, datos que demuestran la sistematicidad y generalidad y persistencia de las mismas.
No deja de ser paradójico frente al tema que el ministro Juan Manuel Santos dijera el pasado 9 de septiembre que había "una importante reducción de casos" de ejecuciones extrajudiciales, según las cuales, durante lo corrido del año solo habría habido 25 casos, en contraste con 102 documentadas por las organizaciones.

DELEGADOS INTERNACIONALES AL II CONGRESO Nacional Del POLO DEMOCRATICO

MAURICIO TRUJILLO URIBE
ROCIO BEDOYA BEDOYA
GLORIA ESTHER MARTINEZ NIEBLES
CRISTINA ESPINEL SANCHEZ
LILIANA PUYO TAMAYO
JUAN ESPITIA SUPELANO
CARMELO BARRERA ROMERO
DIANA MILENA CHACON TORRES
OSCAR ARIAS PERALTA
OLGHER SANTODOMINGO GUARIN
ALBA TERESA HIGUERA
CESAR ANDRES AMAYA SANGUINO
ALBERTO CHAVARRO
LUZ ESTELLA GIRALDO MEJIA
CAROLINA CANO BARRERA

26 octubre, 2008

URIBE SE BURLO DE LOS INDIGENAS, LLEGO 3 HORAS DESPUES A LA CITA CON LA MINGA, ESTA YA SE HABIA RETIRADO, MINGA SEGUIRA ADELANTE, PEDIMOS SOLIDARIDAD!


Uribe Velez, se burlò una vez mas de los indigenas colombianos al No asistir a la hora y sitio de la cita que el mismo habia aceptado dos dias atraz para reunirse con los 40 mil indigenas que estan concentrados en Cali, al sur de Colombia.

Quiso manipular a los indigenas, estos no le prestaron atencion por la burla con ellos.

Esto es una muestra feaciente de los falso, mentiroso y miedoso que es el mayor terrorista que tiene Colombia, que solo le da bala y garrote al pueblo que pide y reclama sus derechos.

La Minga no autoriza a nadie a dialogar con el gobierno y solo sera la minga la maxima autoridad de esta protesta la que interlocutara con los que ellos consideren conveniente.

Se necesita apoyo y solidaridad internacional para con esta movilizacion que ha tomado la desicion de no dar marcha atras y por el contrario seguiran avanzando, a esta hora se discute si continuan hacia la ciudad de Bogotà con el proposito de seguir la presion y se pide que otras organizaciones sociales se sumen a esta gran protesta.

Después de una decisión colectiva de la Minga y en vista de que el Presidente Uribe no quería dialogar, si no hacer un Consejo Comunitario con 200 personas, se optó por volver a la Universidad del Valle para reunirse en asamblea y analizar lo que viene en adelante para darle continuidad a la Minga de los Pueblos.
Cuando la gran mayoría ya se había ido del lugar, llegó el Presidente Uribe con sus Ministros. La fuerza pública cercó el lugar dejando encerradas por lo menos a 1.000 personas que no alcanzaron a irse, de esta manera el Presidente los obliga a escuchar sus mentiras y sus falsas promesas. Lo que sí quedó claro, es que la vocería de la Minga la tiene la propia Minga y todo aquel que intente negar esto, lo hace a modo personal y no representa la Dignidad ni la lucha de los pueblos representada en la Minga de los Pueblos.
En este momento el Presidente con un megáfono desde la tarima provoca a la gente, dice que es amigo del diálogo y enemigo de la violencia, después de que su fuerza pública nos asesina. Los invitamos a escuchar la voz del pueblo en nuestra página donde la dignidad sigue caminando la palabraNo es No Carajo!

Este Gobierno no representa al pueblo. Por eso, cuando llegó Uribe con sus Ministros que nadie invitó, el pueblo ya había dejado el campo vacío delante de la tarima y se fue. Seguirán esperando hasta cuando la palabra de la Minga sea respetada.

Hasta cuando la agenda sea reconocida y no sea manipulada.Difícil encontrar un concepto más claro y conciso que un rotundo y multitudinario NO.

Por eso nos sorprende y nos aterra la incapacidad de quienes se niegan a escucharlo y respetarlo. La Minga de los Pueblos le dijo NO a que el propósito de la movilización hubiera sido reunirse con el Presidente, a pesar de que los medios de comunicación a su servicio y el propio Gobierno hubieran insistido en engañar a la opinión pública con esta fabricación.

Que NO, que la gente no se movilizó para hablar con Álvaro Uribe ni le rogó nunca que los recibiera y menos para pedirle perdón y de ninguna manera en el formato de un Consejo Comunitario que es un espectáculo bajo su poder en el que impone su palabra de manera arrogante e irrespetuosa.

NO, porque la movilización es una Minga de los Pueblos para plantearle al país y al mundo una agenda de 5 puntos que se viene caminando desde el Primer Congreso Indígena y Popular de Septiembre de 2004 y que empieza por denunciar y resistir un Modelo de Desarrollo emblemátizado por un TLC negociado en contra de los pueblos, para despojarlos e irrespetando el derecho a ser consultados.

No se le hizo Minga a que el “Presidente nos atendiera”. Los que esto plantearon, Gobierno o cualquiera, mintieron, irrespetaron la Minga , intentaron tergiversar y usar sus propósitos y sacrificio. Sí está la Minga dispuesta a dialogar con el Presidente, a pesar de sus abusos y maltratos, si el Presidente es capaz de respetar el mandato de los pueblos en una Asamblea, con moderadores legítimos y en un formato en el que deba escuchar la palabra de los pueblos, respetarla, reconocerla y que el mundo sea testigo. Por eso le abrieron el espacio y para eso lo esperan en Cali.

En 1994, se escuchó un grito desde Chiapas: “Un NO y muchos SI”. No al neoliberalismo, a la codicia del capital transnacional, a los malos gobiernos, a las leyes que roban, usurpan y despojan, a la guerra, el terror y la represión que alimentan y protegen la codicia. Pero muchos SI, porque no hay una sola fórmula ni receta, ni respuesta y el crisol de colores de los pueblos concientes arraigados a sus identidades, sueños, derechos y territorios hará el tejido del mundo posible y necesario. Hoy mismo ese grito se escuchó en Cali, desde la Minga de los Pueblos y era ensordecedor y decidido.

Intentó el Gobierno imponer su Consejo Comunitario, convencer líderes, manipular agendas y hasta enviar Ministros no autorizados a la Minga para que hablaran a nombre de un Gobierno, de un Presidente, que por sus propios actos, montajes, órdenes y palabras ha vapuleado su autoridad ante los pueblos. Intentaron algunos, de diversas formas, convencer a las bases, a corteros, mujeres, indígenas, afros, organizaciones sociales de que les delegaran la vocería para reunirse.

Esta Minga llegó con la fuerza arrasadora haciendo conciencia y tejiendo con otros, por eso dijo NO!. Habló la viuda de Taurino Ramos, el asesinado a tiros por la fuerza pública en La María , pidiendo que siguieran luchando por su compañero muerto. Que su muerte no fuera en vano. Que no sea en vano, CARAJO. Que no sea para que algunos se reúnan con el asesino que manipula necropsias para negar que ordenó su muerte.

NO! Dijo la Otra Colombia. No a algunos líderes que pretendieron incidir para cambiar la decisión. No al Gobierno ilegítimo que pretende seguir imponiendo su autoridad perdida. El pueblo sigue dispuesto a hablar, a ser escuchado, a escuchar a quienes asuman con dignidad sus faltas y responsabilidades, a iniciar el camino hacia un nuevo país sin TLC, sin leyes inconsultas y destructivas, sin terror desde el Estado, sin guerra, venga de donde venga, con justicia, verdad y reparación integral, con palabra para cumplir lo convenido, con verdadera democracia para que los de abajo ejerzan colectivamente su derecho a proponer, decidir y orientar a quienes les representan.

Hoy, con una dignidad conmovedora y dura, los nadie, los ninguno, han recordado al mundo, a los malos Gobiernos y a los líderes que la autoridad no se delega. Solamente se delega la representación, porque la autoridad únicamente está en la voluntad de los pueblos concientes y movilizados en Minga por la Vida y la Dignidad. Quienes no son capaces de recoger y de respetar la palabra del pueblo, la que ha caminado con tanto sufrimiento y amargura, no pueden representarlo.

Este Gobierno no representa al pueblo. Por eso, cuando llegó Uribe con sus Ministros que nadie invitó, el pueblo ya había dejado el campo vacío delante de la tarima y se fue. Seguirán esperando hasta cuando la palabra de la Minga sea respetada. Hasta cuando la agenda sea reconocida y no sea manipulada. Hasta cuando la vocería la asuman quienes respeten la democracia que representan y la autoridad que detentan. No puede ser de otro modo. Hoy el pueblo ha sido claro: Un NO y muchos SI.

La Minga enseña y sigue en pie. Esto no se resuelve con arreglos de esos que consiguen que todo cambie y que todo siga igual. Ni oportunistas ni autoritarios tienen espacio ante la Minga : esa es su palabra.

Viva la Minga de los Pueblos: No, es NO.

Esa dignidad es el único futuro posible. Tejido de Comunicación y RelacionesPara la Verdad y la VidaACIN-Cxab Wala KiweCali, Octubre 26 de 2008Hora: 5:50 pm http://www.nasaacin.org/noticias.htm?x=9001Tejido de Comunicación y Relaciones Externas para la Verdad y la Vida Asociación de Cabildos Indígenas del Norte del Cauca - ACIN Telefax: 0928 - 290958 - 293999Email:

Web: www.nasaacin.org/index.htmSantander de Quilichao Cauca -Colombia

24 octubre, 2008

ESTE DOMINGO 26, COLOMBIANOS EN EL EXTERIOR, VOTAREMOS EN LA CONSULTA DEL POLO...LISTA 105 CAROLINA CANO BARRERA, IMELDA DAZA Y OTROS LUCHADORES !



La importancia del POLO DEMOCRATICO, Habla Carlos Lozano, Director de VOZ, para el PDA Alemania.

PDA ALEMANIA: compañero Carlos Lozano, muchos hablan de unidad, incluso muchos planteamientos en torno a la unidad no se deslindan unos de los otros. Fuera de lo retórico de los discursos, puede comentar, ¿qué es lo que realmente se resuelve en el Segundo Congreso del PDA? ¿Qué es lo que tanto está en juego? ¿Cuáles son las cuestiones centrales que se van a decidir en febrero de 2009 en el Congreso en Bogotá?
Respuesta:
Carlos Lozano... En el II Congreso del PDA está en juego su carácter político e ideológico. Si el PDA está en definitiva a la izquierda como una opción distinta a los partidos políticos tradicionales, incluyendo el uribismo que es expresión de ellos, o si queda reducido a ser un furgón de cola para que el statu quo se mantenga incólume. El PDA tiene que ser un proyecto de transformación avanzada de la sociedad, renunciar a ello desvirtúa el ideario de unidad que es el compromiso histórico de las fuerzas convergentes en el proyecto democrático y de izquierda. Hay quienes pretenden ganar la mayoría para pactar acuerdos y consensos nacionales con el poder dominante, incluyendo el uribismo que es lo peor que le pudo pasar a este país en los últimos treinta años. ¿Qué perspectiva de cambio puede haber en un consenso de esa naturaleza?
PDA ALEMANIA: La izquierda colombiana viene desarrollando una escuela de democracia, muy importante además, con esto de las consultas para elegircandidatos, delegados, etc. ¿Es un proceso realmente amplio y democrático? ¿Hay reglas claras? ¿El proceso electoral corresponde a las expectativas? ¿Dónde se presentan problemas?
Respuesta:Carlos Lozano... Es una escuela positiva. La democracia participativa siempore es provechosa y con mayor razón en un proyecto de izquierda, pero hay que apretar ciertas clavijas, porque aun existe ventajismo y la batalla de ideas no se adelanta siempre con transparencia. Hay descalificaciones y macartismos que son impropios de una organización como el PDA. No faltan las zancadillas y hasta el clintelismo bipartidista que se cuela en prácticas dañinas. Pero en general esas consultas son un buen ejercicio democrático.
PDA ALEMANIA: Colombia cuenta con una alta migración de colombianos en el exterior, cuatro millones de compatriotas. Desde el Polo en el exterior, se viene reflexionando esa problemática desde hace más de dos años, pero no se ha avanzado más allá de acertar que representamos una parte muy numerosa de la sociedad colombiana en el exilio y de presentar propuestas que que muchos ni le paran bolas. ¿Cómo se pueden revertir esas reflexiones en procesos más concretos?
Respuesta:Carlos Lozano... El PDA no tiene una definición clara de su militancia en el exterior. El Partido en el exterior responde a un criterio casi federal y en cada país se imponen distintos intereses. Me refiero a ciertos sectores que no se hacen a la idea de que el Polo es un proyecto, en vía contraria a lo que ha predominado en la política colombiana y sobre todo de compromiso con una ideología de renovación y cambio. Debe conformarse una estructura en el exterior, quizás por continente, pero que en todo caso signifique igualdad estatutaria y que todos los militantes tengan los mismos derechos y deberes. El comportamiento de caciques de algunos representantes de los polistas en el exterior es inaceptable. Pontifican y pontifican pero es nulo el compromiso con lo concreto y con la construcción democrática del PDA.



...........................................................................................................................

























Uribe paraco los indigenas estamos Berracos !
Seguimos Marchando, Cali nos Espera !

ENTRE GOBIERNO INDÍGENA Y GOBIERNO NACIONAL, DIALOGO ESTE DOMINGO EN CALI

A pesar de la reiterada posición del Presidente Álvaro Uribe de no dialogar mientras no se levantara la movilización de los Pueblos, y no ceder a lo que él llama presiones, este domingo se sentaran frente a frente las Autoridades Indígenas con el Mandatario Nacional en la ciudad de Calí.
De gobierno a gobierno. “Porque las Autoridades Indígenas no le dan la espalda a su pueblo, que es el que manda”, en comunicado público le ratificaron al presidente que la cita no era Popayán sino Cali.
Frente a la posición autónoma de las Autoridades Indígenas, el Mandatario Nacional, comunicó esta tarde vía telefónica a la dirigencia de la Minga Nacional de Resistencia Indígena y Popular, que acepta sentarse a dialogar este domingo en la capital de Valle del Cauca.
Ante lo cual, el gobierno indígena confirmó que desde esta noche preparan la metodología y definirán el punto de encuentro en Cali este domingo; así lo ratificó el Consejero Mayor de la ONIC, Luis Evelis Andrade Casama.
Cabe destacar que se mantiene el debate alrededor de los cinco puntos de la agenda en la Minga Nacional de Resistencia Indígena y Popular:
- Derecho a la vida, derechos humanos y resarcimiento del buen nombre de los Pueblos Indígenas.
- Cese de la agresión y ocupación territorial.- Adopción de la declaración de la ONU sobre pueblos indígenas.
- Legislación del despojo que coloca en riesgo la pervivencia de los pueblos.
- Cumplimiento de acuerdos incumplidos con organizaciones y movilizaciones sociales.
Mientras tanto, siguen caminando la palabra desde Villa Rica en el departamento del Cauca y desde la glorieta la Cabaza en el departamento del Valle del Cauca, rumbo a Cali.
Siga los acontecimientos en la radio virtual Dachi Bedeahttp://www.onic.org.co/dachibedea_radio.shtml
Contacto nacional: 315-8572995 Consejero Mayor ONIC, Luis E. Andrade y Aída Quilcue, Consejera Mayor del CRIC, 310-7871382.ComunicaONIC (312-6394123)

23 octubre, 2008

ULTIMA HORA: AGUILAS NEGRAS AMENAZAN A REFUGIADOS POLITICOS COLOMBIANOS Y ONGs EN EL EXTERIOR.


Colombia marchó contra Uribe, continuan protestas.


ATENGASE URIBE CONTINUAREMOS ADELANTE

Bogotá- Al finalizar la multitudinaria marcha sindical y popular del día jueves 23 de octubre los voceros de la Central Unitaria de Trabajadores de Colombia CUT solicitaron la renuncia al titular del ministerio de la Protección Social, Diego Palacio Betancourt, por su abierta parcialización hacia los intereses de los empresarios durante los agudos conflictos laborales que atraviesa el país, como el de los corteros de la caña de Azúcar, en el Departamento del Valle del Cauca, que involucra a 18 mil obreros.
La marcha gigantesca recorrió desde la Plaza de Toros de Bogotá hasta la Plaza de Bolívar, donde en una tarima con sonido intervinieron los principales dirigentes de la central obrera y voceros de los corteros de la caña de azúcar y de la Organización Nacional Indígena de Colombia ONIC. La jornada de protesta del 23 de octubre resultó formidable en diferentes ciudades de Colombia. Los trabajadores y sus organizaciones sindicales rechazan la conmoción interior del presidente Álvaro Uribe Vélez y se solidarizaron con las luchas de los trabajadores e indígenas afectados por el hambre, los bajos salarios y la guerra.


Hoy jueves 23 de octubre, a participar en forma activa en la jornada nacional de protesta contra el régimen uribista.
En solidaridad con los sectores en conflicto, con los índigenas en su Miinga por la Dignidad, por la unidad, la paz y la democracia.

LA MARCHA INDIGENA PARTE HACIA VILLA RICA: LA ESTIGMATIZACION NO ES EL CAMINO, EL DIALOGO ES LA SALIDA

• Awá de Nariño se concentran hasta mañana en la Plaza de Nariño.
• De otras regiones y pueblos miles de indígenas se unen a esta segunda fase de la Minga.
• Mujeres indígenas y de otros procesos, parte desde Popayán a unirse a la Minga de Resistencia. • Este jueves, marchan de Santander de Quilichao hasta Villa Rica, límite entre los departamentos del Cauca y Valle del Cauca.
Mientras en el Departamento del Valle del Cauca, las autoridades indígenas de ORIVAC y de la ONIC, se preparan para recibir a los miles de indígenas y colombianos de otros sectores y otros miles que se dirigen de diferentes regiones para seguir tejiendo como pueblos la resistencia pacífica, el pueblo Awá de Nariño se concentra en la Plaza de Nariño en la ciudad de Pasto, capital del departamento.
CAUCA: Después de estar en Asamblea, las autoridades y miles de indígenas concentrados en la Finca Nuevo México “Nasa Kiwe Tec S´wae”, en el Municipio de Santander de Quilichao, luego de caminar los primeros 40 kilómetros de 98 hasta la ciudad de Calí, más de 15 mil indígenas y colombianos de otros sectores saldrán este jueves a marchar hasta la ciudad de Villa Rica, limite entre los departamentos de Cauca y Valle del Cauca.
NARIÑO:Desde las 3 de la tarde de hoy, más de 500 indígenas del pueblo Awá, que hacen parte de UNIPA, marcharon por el centro de la ciudad hacia la Plaza de Nariño, donde permanecerán hasta mañana, con el respaldo y coraje de todo un Pueblo y la armonía de la música de la Marimba, para luego partir hacia el departamento del Valle del Cauca, a seguir tejiendo la Minga Nacional de Resistencia Indígena y Popular.
Superando todos los obstáculos, atravesaron selvas, ríos y el mismo miedo por todo lo que les viene azotando en el territorio, el cual está minado por el conflicto armado que vive Colombia, los Awá decidieron no callar más y unirse a la voz de inconformidad por el tratamiento de guerra que el gobierno nacional responde a los indígenas en todo el país, al igual para exigir que su territorio “no siga siendo utilizado como espacio de guerra y explotación de sus recursos, sino de paz”.
Contacto Awa: 312-6574187 /
OTRAS REGIONES: Así como los Awá, otros Pueblos Indígenas se unen a esta Minga porque es “cuestión de dignidad”, como los Pijaos, Emberas Katios, Zenues, Kankuamos, Wayúu, U´was, Barí, Mokanas, Quillacingas, Kamentza, Emberas Dovidas y Chamí, Tules, Muiscas, Pastos, Sikuani, Coreguajes, Sálibas, Ingas, entre otros; de departamentos como Guajira, Cesar, Córdoba, Atlántico, Sucre, Cundinamarca, Tolima, Boyacá, Santanderes, Antioquia, Caldas, Risaralda, Quindío, Chocó, Huila, Putumayo, Caquetá, Meta, Casanare y del Valle del Cauca, se dirigen hacía Villa Rica, mientras que otros por la distancia llegarán hasta Jamundí o Calí.
MUJERES INDIGENAS Y DE OTROS PROCESOS SE UNEN A LA MINGA: Por su parte mujeres indígenas y de otros procesos populares, desde muy temprano este jueves, en caravana desde la ciudad de Popayán, se unen a miles de hombres y mujeres que participan de la Minga “en buses y chivas llegaremos a Santander de Quilichao, para marchar juntos, por la defensa de la Vida, y visibilizar el sentir de mujeres que parimos hijos para la paz , más no para la guerra”, así lo ratifica María Ovidia Palechor, coordinadora de Mujeres del CRIC, quienes tejen resistencia complementaria de la mano con la Consejera de Mujer y Familia de la ONIC, Dora Tabera, quien indicó que “saldremos en caravana desde la sede del CRIC, a partir de las 6 de la mañana, para unirnos a hombres y miles de mujeres que marchan por la dignidad de nuestros pueblos, juntas con otros procesos como OFP, Ruta Pacífica… y con la fuerza de mujeres de otras regiones y pueblos de Colombia”.
¡CONSEJERIA MAYOR DE LA ONIC HACE UN LLAMADO A DIALOGAR ENTRE AUTORIDADES!Ante este despertar de Unidad en la resistencia y caminar de la palabra tras las huellas de los mayores en todos los territorios indígenas de Colombia, el Consejero Mayor de la ONIC, Luis Evelis Andrade Casama indicó que “nos preocupa que repriman las voces de las regiones, que se vienen sumando en esta segunda fase de la Minga Nacional de Resistencia Indígena y Popular”, mientras que a la comunidad nacional e internacional solicita “que no desmayen en la solidaridad hacia esta justa apuesta conjunta de los Pueblos indígenas de Colombia con otros sectores”.
Pero hace un llamado “a los pueblos y regionales, que por muy distantes que estén del Valle del Cauca, posibiliten que sus voces lleguen para hacer Minga de aporte a la política de negación del gobierno, es cuestión de DIGNIDAD, porque cuando nos unimos como pueblos, cuando demostramos unidad en la diversidad no hay ley que pueda detenernos, sobre todo cuando se basa en la fuerza del legado de la palabra y las huellas de nuestros mayores y de quienes están abonando la Made Tierra por defenderla”.
Mientras que al gobierno nacional le ratifica el llamado de “aceptar el encuentro entre Autoridades reconocidas constitucionalmente, es decir entre Álvaro Uribe como presidente de Colombia y las Autoridades de los Pueblos Indígenas; pero igual solicito muy respetuosamente a la opinión pública en general, a revisar la posición sectarias contra los Pueblos Indígenas y a entender que somos actores y sujetos de aporte a la construcción del tejido social y de paz de Colombia”.
En ese mismo orden el Consejo Regional Indígena del Cauca – CRIC, en comunicado Público el día de hoy, ratifica su llamado de “no más represión institucional, si al debate público inmediato, por ello seguiremos caminando la palabra, a pesar de que el Presidente Uribe siga señalando irresponsablemente nuestros procesos de movilización civil y pacífica como acciones de la guerrilla”.
Con respecto a los hechos sucedidos en el día de ayer en la ciudad de Villa Rica, donde fue asesinado por impactos de bala Jesús Antonio Nene de Corinto y herido los comuneros Jair Yaca y Jhon Fredy Lis Ilcue, cuando fuerzas combinadas del Esmad, policía de carreteras y ejército nacional reprimieron la movilización que llegaba a la vía Panamericana en el punto la Y, como acto de solidaridad a la Minga Nacional, las autoridades indígenas rechazan “los métodos utilizados por el gobierno colombiano para atender las justas luchas de sectores sociales, que en el caso de Villa Rica dejan saldos dramáticos en términos humanitarios y reclaman de los organismos de control se inicien con carácter urgente las acciones de investigación que permitan identificar a los actores de tan repudiables hechos y exigimos del gobierno nacional atención civil inmediata para que se brinden las soluciones reclamadas por los manifestantes”.
Cabe resaltar que uno de los motivos de la marcha a Cali es denunciar la política estigmatizadora del gobierno nacional sobre los procesos sociales y brindar apoyo solidario a la Consejera Aida Quilcué ante los señalamientos hechos por la policía nacional que usando procedimientos anormales la sindica de nexos con la guerrilla.
“Es obvio que el presidente Uribe se ha ensañado con nuestros pueblos y vocifera por todos los medios contra nuestra gente, ofreciendo recompensas, militarizando nuestros territorios y sindicando a lideres como en el caso de Daniel Piñacue, gobernador indígena del resguardo de Calderas y director de la Emisora Radio Nasa de Belalcazar, de quien dice haber ordenado el inicio de procesos de judicialización”, puntualiza el CRIC.
¡No más represión, no más uso de la fuerza, no más judicializaciones a la movilización Social, no más asesinatos, no más manipulación informativa, debate público inmediato!, es el grito de millares de colombianos y de otros países que manifiestan su solidaridad con este proceso colectivo de lucha.
Se espera que por el camino se vayan sumando sectores populares, sindicales, estudiantiles, entre otros, como de otros pueblos de diferentes regiones que cada día aportarán su gota se sudor al río humano multiétnico y pluricultural de la dignidad de los Pueblos.
Siga los acontecimientos en la radio virtual Dachi Bedeahttp://www.onic.org.co/dachibedea_radio.shtml¡
!EL ESTADO DE CONMOCIÓN NO APAGARÁ LA VOZ DEL PUEBLO Y EL CLAMOR DE LA MADRE TIERRA!!!
ONIC: ENLAZANDO LA UNIDAD DE LOS PUEBLOS INDÍGENAS CON OTROS SECTORES EN EL MUNDO.
Comunica ONIC 042, 22 de Octubre del 2008.

URGENTE: ULTIMA HORA


AGUILAS NEGRAS AMENAZAN A COLOMBIANOS REFUGIADOS Y ASILADOS POLITICOS EN EL EXTERIOR

Este comunicado esta siendo recibido por diversas organizaciones internacionales a nivel mundial.
RESPONSABILISAMOS AL PRESIDENTE URIBE VELEZ y al Estado Colombiano de la Persecucion , MUERTE o Atentados contra cualquier refugiado o exiliado politico colombiano u organizaciones de DD.HH en el mundo.


Fecha: Mon, 29 Sep 2008 13:54:52 +0000 (GMT) De: Aguilas Negras <http://es.mc270.mail.yahoo.com/mc/compose?to=aguilasnegrasinternacional@yahoo.es>Responder-A: Aguilas Negras <http://es.mc270.mail.yahoo.com/mc/compose?to=aguilasnegrasinternacional@yahoo.es> Asunto: Rv: hijos de puta Para: http://es.mc270.mail.yahoo.com/mc/compose?to=ejecutivo@aceucolombia.org
--------------------------------------------------------------------------------------

AGUILAS NEGRAS BLOQUE DICIDENTE AUC
Señores Embajadas de los Países de la Unión Europea, Canadá, USA, México,Ecuador, Venezuela, Chile, Brasil ONGs colombianas e internacionales con sede en Colombia , sindicatos, agremiaciones de estudiantes nacional e internacionales, este es un ultimátum a una labor de inteligencia que se inicio hace 2 años

O SE CALLAN O LOS CALLAMOS
en los países antes mencionados hemos identificados a brazos armados de la organización FARC son personas que han obtenido estatus de refugiado o perseguidos políticos pero no son mas que guerrillero malparidos que se hacen pasar por funcionarios de organizaciones no gubernamentales o como estudiantes investigadores que se mueven en ciudades como Barcelona, Paris, Roma, Ginebra, Madrid, D.. F México, Londres, Miami y New York para atentar contra la dignidad del pueblo colombiano, tenemos información que muchos de ellos tienen como centro de operación ciudades ecuatorianas y venezolanas muy cerca de la frontera, no tendremos mano blanda con todo aquel HIJUEPUTA COMUNISTA que no cumpla esta amenaza tenemos la capacidad de saber cuando entran y salen de territorio colombiano todos aquellos que representes de la GUERRILLA. todos los antes mencionados son declarados OBJETIVO MILITAR HIJOS DE PUTA REFUNDANREMOS LAS IDEAS MARXISTAS PARA LLEGAR A SER UNA COLOMBIA LIBRE DE GUERRILLA.
o quieren correr la misma suerte de estos hijos de puta
ZULUAGA MARIO 02-Ene-08 MEDELLIN ASMEDAS
PÉREZ MONTES ISRAEL ANDRÉS 11-Ene-08 VALLEDUPAR SINTRADRUMMOND
PÉREZ ZAPATA RAMIRO DE JESÚS 12-Ene-08 SAN JERONIMO ADIDA
GONZÁLES ISRAEL 24-Ene-08 SAN ANTONIO FENSUAGRO
SUÁREZ LEAL JOSÉ YEBRAIL 28-Ene-08 BELLO SIGGINPEC
DUARTE ACERO JOSE MARTIN 02-Feb-08 LA MACARENA SINTRAMBIENTE
MESA PASACHOA MARIA DEL CARMEN 08-Feb-08 TAME ASEDAR
TRUJILLO MARIA TERESA 09-Feb-08 SANTANDER DE QUILICHAO ASOINCA BENAVIDEZ SAMBONI ARLEY 09-Feb-08 BALBOA ANTHOC
GIRALDO MAMIÁN JOSÉ 09-Feb-08 LA VEGA ASOINCA
CARVAJAL RAMÍREZ CARMEN CECILIA 04-Mar-08 OCANA ASINORT
GOMEZ ALZATE GILDARDO ANTONIO 07-Mar-08 MEDELLIN ADIDA
GÓMEZ ROZO LEONIDAS 08-Mar-08 BOGOTA UNEB
MUÑOZ BENAVIDEZ VÍCTOR MANUEL 12-Mar-08 AGUSTIN CODAZZI ADUCESARBURBANO CARLOS 12-Mar-08 SAN VICENTE DEL CAGUÁN ANTHOC
JIMÉNEZ MANUEL ANTONIO 15-Mar-08 PUERTO ASIS FENSUAGRO
QUIROZ JOSE FERNANDO 16-Mar-08 PUERTO ASIS FENSUAGRO
ASTROS AMAYA JOSÉ GREGORIO 18-Mar-08 CARTAGO ASEINPEC
GONZÁLEZ MONTES ADOLFO 22-Mar-08 RIOHACHA SINTRACARBO
TROCHEZ PEÑA JULIO CÉSAR 22-Mar-08 SEVILLA SUTEV
HERRERA RUALES EMERSON IVÁN 01-Abr-08 VALLE DEL GUAMUEZ ASEP
DÍAZ LÓPEZ LUZ MARIELA 01-Abr-08 VALLE DEL GUAMUEZ ASEP
LEAL MEDINA RAFAELANTONIO 04-Abr-08 ARMERO AICA
ARIZA OMAR 07-Abr-08 SEVILLA SUTEV
GUTIERREZ RUIZ LUIS ENRIQUE 15-Abr-08 TAUSA SINDESENA
CABALLERO ARIZA JESÚS HEBERTO 18-Abr-08 BARRANQUILLA SINDESENA
RIVERA FUNEQUE GUILLERMO 28-Abr-08 IBAGUE SINSERVPUB BTA
CHIQUILLO PASCUALES TOMÁS ALBERTO 10-May-08 ALGARROBO SINTRAPROACEITES SUR DEL CESAR
GELVES LUIS ORLANDO 11-May-08 TAME FENSUAGRO
VERGARA SÁNCHEZ MARCELO 05-Jun-08 BUGA SUTEV
PELÁEZ CASTAÑO FAVIER DARIO 13-Jun-08 CAICEDONIA ASEINPECRECALDE ORDÓÑEZ WALTER ANIBAL 19-Jun-08 BUGA ASEINPEC
MUÑOZ GUARÍN JOSE HUMBERTO 22-Jun-08 RESTREPO SUTEV
MENDOZA CARREÑO HALY MARTÍN 09-Jul-08 CUCUTA ASINORT
PALOMEQUE VALENCIA JESÚS 05-Ago-08 CUCUTA ASINORT
MAYUSA PRADA LUIS 08-Ago-08 SARAVENA CUT
GAMBOA MELÉNDEZ MANUEL EMIRSON 13-Ago-08 PUERTO ASIS FENSUAGRO
GALEANO MARTÍNEZ JOSÉ OMAR 23-Ago-08 BUGA FECOLOT
TODOS LOS SINDICATOS AFILIADOS A LA CUT GUERRILLERA Y ONGs INTRENACIONALES Y NACIONALES SON DECLARADOS OBJETIVO MILITAR...........
KolumbienKampagne Berlín (Alemania)
Comité de solidaridad Carlos Fonseca (Italia)
Confederación Cobas (Italia)
Cric (Italia)Colombia Solidarity Campaign (Bretaña)
Espacio Bristol-Colombia, (Inglaterra)
Grupo de Apoyo (Suiza Alemana)
Colectivo Solidarité Colombia (Suiza Francesa)
Colectivo Ginebrinos de Solidaridad con los Pueblos Colombianos ?Ginebra (Suiza)
Colectivo de Solidaridad Belgo-Andinoamericano- AYNI (Bélgica)
Tribunal Internacional de Opinión SB-París (Francia)
Colombia Solidarity Network (Irlanda)
Association France Amérique Latine AFAL- Comité Colombia-Lyon (Francia)
FRACTAL Colectivo Paris (Francia)Proyecto de Acompañamiento y Solidaridad con Colombia -PASC (Canadá)
En el Estado Español:Komite Internazionalistak (País Vasco)
Coliche (Logroño-La Rioja)Coordinadora Aragonesa de Solidaridad con Colombia- CASCOL (Zaragoza)
Centro de Documentación y Solidaridad con América Latina y África-CEDSALA(Valencia)
SODEPAU (Valencia)
Asociación Paz con DignidadComité de Solidaridad con América Latina- COSAL - XIXÓN (Gijón-Asturias)
Asociación Internacionalista Paz y Solidaridad ?AISPAZ (León)
Confederación General del Trabajo (CGT)
Colectivo de Colombianos Refugiados en España COLREFE
Corporación Sembrar (Bogotá)
Federación Agrominera del Sur de Bolívar -Fedeagromisbol (Bolívar)
Comité de Integración Social del Catatumbo ?CISCA (Catatumbo)
Corporación Social para el Asesoramiento y Capacitación Comunitaria - COSPACC(Casanare, Boyacá, Bogotá)
Organizaciones Sociales de Arauca (Arauca)
Coordinador Nacional Agrario ?
CNAProcesos de Comunidades Negras ?
PCNComité de Integración del Macizo Colombiano ?CIMA (Cauca)
Fundación Comité de Solidaridad con los Presos Políticos -FCSPP (Bogotá,Barranquilla, Valle, Bucaramanga, Valledupar)
Sindicato Nacional de los trabajadores de la Industria Alimentaria -Sinaltrainal(Bogotá, Valle, Bucaramanga, Valledupar, Barranquilla, Barrancabermeja,)
Instituto Nacional Sindical ?INS (Bogotá, Valle, Huila)
Corporación Jurídica libertad (medellín)
Colectivo de derechos Humanos Semillas de Libertad - CODHESEL Junta nacional deaceu (estudiantes guerrilerros)

19 octubre, 2008

LA MARCHA INDIGENA SIGUE...HOY A CALI ! "Por nuestra dignidad, vamos a marchar, no somos terroristas",Gran campaña Nacional e Internacional. APOYENOS!


Colombie: trois indigènes tués et plus de 100 blessés

Quand ce n’est pas un membre de l’oligarchie colombienne qu’il s’agit de sauver, alors que visiblement elle ne subit pas le moindre traitement comparable à celui vécu par les pauvres paysans colombiens, par les enfants des rues de Bogota, par les syndicalistes assassinés, la presse occidentale, les partis de gauche ne savent plus se mobiliser.Il semble qu’il leur faille la presse et l’unanimité avec la droite pour qu’une cause leur paraisse digne d’intérêt. Comme Robert ménard va leur manquer!!!. Quel est le prix d’un paysan indien, est-il d’une autre espèce qu’Ingrid Betancourt ? Les médias nous mentent non seulement par ce qu’ils disent mais par ce qu’ils cachent. Ce qu’ils nous cachent sur la Colombie c’est une situation dramatique, la violence quotidienne, les populations déplacées, la révolte qui couve partout, les grèves et manifestations. Un système qui ne tient que par la peur que font régner les paramilitaires, les narcotrafiquants, les grands propriétaires soutenus par les Etats-unis et leurs alliés occidentaux.


TODOS A LA MARCHA


• La OIA convoca a una movilización el próximo lunes 20 de octubre apartir de las 10 de la mañana en Medellín.
• Indígenas de Quibdó nuevamente se reunirán con autoridades departamentales.

El pueblo Awá de Nariño en Asamblea Permanente.


Las autoridades indígenas siguen analizando a esta hora en La María, municipio de Piendamó, la oferta del Gobierno Nacional que, básicamente, consiste en la compra de tierras en el Cauca.


La Asamblea, en la que también participan las autoridades de la ONIC y de otras regionales, se produce dentro de las 48 horas de ‘tregua’ acordadas el viernes en la tarde y que contemplaba la retirada de la fuerza pública del resguardo y el cese de los cortes de la Vía Panamericana por parte de la Minga Nacional de Resistencia Indígena y Popular.


Líderes indígenas reportan desde La María que sigue habiendo presencia de la fuerza pública dentro del resguardo a pesar de los acuerdos con el Procurador General.

Esta mañana, el mismo presidente de la República dio la orden de que la fuerza pública no se retire “ni un milímetro de La María”.


Algunas informaciones indican que campesinos y afrocolombianos están realizando tomas intermitentes de la Vía Panamericana a la altura de Villarica.


***NUEVAS MOVILIZACION!!!


Como un acto de rechazo a los atropellos del gobierno nacional frente al derecho de la protesta, la libre expresión de los pueblos y sobre todo por el respeto de los derechos sociales y políticos de los pueblos indígenas, el próximo lunes 20 de octubre, la Organización Indígena de Antioquia – OIA -, El Cabildo Indígena de Chibcariwak y la Corporación Nasa Misak realizarán una marcha que se desplazará por la principales vías de la ciudad de Medellín.


La movilización pacífica convocada a partir de las 10 de la mañana, partirá desde la sede de la OIA ubicada en la Cra 49 No 63-57, pasará por la avenida oriental, hasta llegar a la Alpujarra en el centro de la ciudad, lugar donde se concentrará en una jornada de resistencia hasta las 4 de la tarde.


Se espera que a este acto de solidaridad y acompañamiento con los pueblos indígenas que se encuentran desde el pasado fin de semana en la Minga de Resistencia a nivel nacional, asistan todos los sectores estudiantiles, sindicales, culturales y académicos, entre otros.


Es de destacar en este evento, el acompañamiento de la Red Juvenil que públicamente ha manifestado su inconformismo con los hechos de represión reciente a los que se han visto sometido los pueblos indígenas de Colombia.


Así mismo, el lunes 20 en horas de la mañana, en la ciudad de Quibdó, en el departamento del Chocó, los indígenas que ya completan 5 días de una toma pacífica de la Defensoría del Pueblo, tienen prevista una nueva reunión con representantes de las instituciones departamentales, con el fin de revisar compromisos adquiridos previamente.


Igualmente, es importante mencionar, que los pueblos indígenas en conjunto se encuentran en Asambleas permanentes en cada una de sus regiones. Tal es el caso de los indígenas Pueblo Awá asociadas en la Organización Unidad Indígena del Pueblo Awá – UNIPA de Nariño, quienes el pasado viernes 17 de octubre en un comunicado expedido desde la ciudad de Pasto, han rechazadoy condenado las acciones de violencia por parte del Estado Colombiano para reprimir, señalar y criminalizar la resistencia pacifica del movimiento indígena.


Ellos son enfáticos en decir que “el que debe disculparse por las balas que han salido de las armas de la patria para cegar la vida de cada uno de nuestras hermanas y hermanos colombianos que se han incrementado en los últimos años, por los señalamientos, por los falsos positivos que han mostrado como exitosa su política de seguridad democrática ante los ojosde la comunidad internacional”

Ellos, al igual que los miles de indígenas del Cauca, Valle, Risaralda, Quindío, Huila, Guajira, Tolima, Metá, Santanderes, Boyacá, Cordoba,Sucre, Atlántico, Chocó, Cesar, Quindio, Caldas, Nariño; regiones de la Amazonía y Orinoquía, seguirán resistiendo hasta tanto el gobiernonacional, cumpla verdaderamente con las peticiones por ellos planteadas desde el comienzo de la Minga Nacional de Resistencia.


Su voz a pesar de los múltiples intentos fallidos por acallarlos seguirá resonando por valles, campos, montañas y ciudades, hasta cuando losderechos de los pueblos indígenas, así como su autodeterminación, sean reconocidos por el gobierno nacional.


Siga los acontecimientos en la radio virtual Dachi Bedeahttp://www.onic.org.co/dachibedea_radio.shtml¡!!QUE LA CONMOCIÓN NO APAGUE LA VOZ DE LOS PUEBLOS Y EL CLAMOR DE LAMADRE TIERRA!!!!!FRENTE AL FUSIL LA PALABRA!! !! QUE NUESTRO GRITO SE CONVIERTA EN UNA SOLA VOOOOOOOZ!!!



NO HAY ACUERDO CON LOS INDIGENAS


No se ha negociado ni alcanzado acuerdo alguno entre el movimiento indígena y el Gobierno Nacional.

Las autoridades indígenas rechazan enfáticamente cualquier información o reporte sobre un supuesto acuerdo, a la vez que denuncian como una malintencionada manipulación -que solamente puede tener la intención de desinformar a la opinión pública...

Movimiento indígena anunciará sus decisiones en próximas horas.El movimiento indígena acaba de tomar decisiones trascendentales para continuar con la Minga de los pueblos. Decisiones que serán informadas al país y al mundo el día de mañana, domingo 19 de octubre hacia el medio día. Desde el día de ayer se vienen realizando reuniones de trabajo y consulta en el Territorio de Diálogo, Convivencia y Paz de La María Piendamó por parte de las autoridades y comunidades indígenas movilizadas en la Minga de los Pueblos.


Al momento de redactar esta nota, aún se desarrollan las reuniones en las que han participado las autoridades de la ONIC. Más temprano se realizó un conversatorio en el que participaron, Naciones Unidas, la Conferencia Episcopal Colombiana, CODHES, la Corporación Minga, el Colectivo de Abogados José Alvear Restrepo, otras organizaciones de derechos humanos y autoridades indígenas de otras regionales.


Durante este encuentro, se presentaron informes y evidencias sobre los hechos ocurridos en la última semana, a la vez que se procedió a iniciar la verificación de la situación local y se escucharon testimonios.


Manifiestan las autoridades indígenas que a partir de las 20:00 horas del día 17 de Octubre de 2008, no se han realizado ningún tipo de bloqueos de vías por parte del Movimiento Indígena.Mientras estas actividades se desarrollaban, el Gobierno Nacional, en cabeza del Presidente de la República continuó desinformando a la opinión pública durante un Consejo Comunitario y los medios comerciales de comunicación informaron sobre un supuesto acuerdo entre el Gobierno Nacional y el Movimiento Indígena como resultado de una reunión en Popayán.


Frente a estos hechos, informamos a la opinión pública lo siguiente:


1. Las autoridades reunidas en la noche del 17 de Octubre decidieron de manera unánime no reunirse con autoridades del Gobierno Nacional en consideración al tratamiento de terror y guerra que este ha dado al movimiento indígena, a su manipulación malintencionada de medios y al montaje público con el que el Gobierno Nacional los presentó como terroristas actuando supuestamente a nombre de las FARC.
Para los indígenas, la falsedad, el terror, el engaño, son actitudes constantes del Presidente y del Gobierno Nacional, razones que impiden la más mínima confianza para poder realizar diálogos y llegar a acuerdos que tengan credibilidad.


2. No se ha negociado ni alcanzado acuerdo alguno entre el movimiento indígena y el Gobierno Nacional. Las autoridades indígenas rechazan enfáticamente cualquier información o reporte sobre un supuesto acuerdo, a la vez que denuncian como una malintencionada manipulación -que solamente puede tener la intención de desinformar a la opinión pública- los “reportes” que vienen transmitiendo los medios de comunicación y los comunicados emanados de fuentes del Gobierno.
Cualquier reporte o documento de acuerdo es necesariamente fraudulento. “Es evidente que este tipo de maniobras responden al propósito de montar una trampa para difamar al movimiento indígena y denigrar nuestra lucha” enfatizó un líder indígena. Las autoridades hacen saber además que cualquier persona que se hubiera reunido con Ministros o representantes del Gobierno lo hizo a nombre propio, como fue el caso del encuentro entre diputados y ministros para promover un acercamiento en el día de hoy.
Las autoridades señalan con espanto la actitud criminal, deshonesta y perversa del Presidente, de los Ministros y de los medios de comunicación que les vienen haciendo eco sin corroborar los hechos ni permitir el derecho de réplica.
Que los Ministros del Interior y Justicia, de la Protección Social y de Agricultura fabriquen un acuerdo inexistente con el Movimiento Indígena bajo órdenes del Presidente de la República y le mientan a la opinión pública, cerrando todos los espacios de confiabilidad, legitimidad y credibilidad, son actos fraudulentos y criminales, propios de mafiosos y no de Gobernantes. Frente a estos hechos aberrantes, las autoridades consideran que se cierra toda posibilidad de diálogo y exigen un tratamiento de juicio de responsabilidades y condena a quienes actúan como delincuentes desde los más altos cargos del Gobierno Nacional.

3. Las autoridades manifiestan su intención de dar a conocer a la opinión pública Nacional e Internacional, a los Gobiernos del mundo, a los organismos multilaterales y a las demás instancias involucradas, afectadas y responsables en temas de justicia, derechos, libertades y democracia, que la respuesta que dio el Gobierno de Colombia a esta movilización pacífica fue la realización de un ataque militar.
“Se nos trató como si fuéramos una fuerza de combate o terroristas, cuando somos pueblos sin armas”.
La consecuencia de este tratamiento criminal contra una protesta social civil ha sido la muerte de por lo menos un comunero y por lo menos un centenar de víctimas, la mayoría como consecuencia de heridas por arma de fuego por parte de policías y militares.
Esta reacción desproporcionada e injustificable ha sido encubierta y justificada por el Gobierno Nacional con montajes y maniobras mediáticas. Para las víctimas de estos hechos que cuentan con miles de testimonios directos, decenas de heridos y por lo menos un asesinado, además de evidencia mediática, merece una condena inmediata al Gobierno Colombiano, acciones urgentes por parte de entidades multilaterales e internacionales competentes, en la perspectiva de proteger a la población civil del Gobierno Colombiano y que se proceda a actuar en derecho frente a los criminales.


4. Las autoridades indígenas han decidido continuar el proceso de movilización hasta alcanzar los objetivos propuestos. Para ello realizarán acciones de carácter pacífico. Estas se vienen preparando desde el día de hoy. Se han suspendido los bloqueos de vías por cuanto la reacción del Estado frente a estos es criminal y conduciría a la masacre de civiles inocentes. El Gobierno Nacional actúa de manera irresponsable y criminal, lo cual impone el desarrollo de acciones directas de otro carácter.
La decisión del movimiento indígena es continuar con las acciones de movilización popular masiva e insistir en su carácter pacífico. El Movimiento indígena convoca a todos los sectores sociales y populares a prepararse y movilizarse y los invita a unirse a las acciones de carácter pacífico que estaremos anunciando.


5. El Movimiento indígena agradece la solidaridad y movilización de otros sectores sociales en todo el país e invita a que estos se sigan manifestando de manera pacífica y decidida hasta alcanzar objetivos comunes de justicia y respeto en todo el territorio nacional. En consecuencia, las autoridades y comunidades indígenas insisten en exigirle al Gobierno Colombiano que respete a los demás sectores sociales y movilizaciones y que no les de el mismo tratamiento criminal que les ha dado a los indígenas.
Las autoridades indígenas manifiestan su rechazo a cualquier agresión militar armada contra movilizaciones populares y acciones civiles de hecho. En este sentido reiteran la posición de lucha no armada y civil e instan a todos los procesos y movimientos sociales movilizados a insistir en este tipo de actos que rechazan en la práctica el uso de armas. Entiende el movimiento indígena la necesidad de defenderse con medios a su alcance en caso de ser agredidos, como ha sido necesario durante la Minga de los Pueblos. Nunca con armas de fuego o explosivos e intentando evitar la violencia.


6. La Minga de los Pueblos reitera su agenda de movilización de 5 puntos, la cual dará a conocer en las marchas y movilizaciones al país y al mundo, mientras denuncia el carácter criminal e ilegítimo del Gobierno Colombiano.Las autoridades y comunidades desean que la opinión pública conozca estas decisiones y posiciones de manera preliminar, mientras se avanza en el desarrollo de comunicados oficiales.
La Minga de los Pueblos se distancia y diferencia abiertamente del Gobierno de Álvaro Uribe Vélez una vez que este ha puesto en evidencia su ilegitimidad y deshonestidad.


Tejido de Comunicación y Relaciones ExternasPara la Verdad y la VidaACINOctubre 18 de 2008, 20:45 horas

CANCIONES VALLENATAS DE CONTENIDO SOCIAL...Hay hommbeeee!!!!

------------------------------------------------

BIENVENIDOS AL MUNDO DE LOS COLOMBIANOS EXILIADOS

Bienvenid@s a la otra Colombia, la de los hombres y mujeres colombian@s que por pensar diferente un dia nos correspondio dejarlo todo y venirnos sin nada a otros paises, a otros territorios, en busqueda de seguir respirando para poder vivir y continuar nuestra lucha.

SOMOS LA VOZ DE COLOMBIA EXILIADA

"Nuestro techo el cielo, Nuestra casa el mundo", Colombia
Somos los ancianos, somos las mujeres, los hombres,los ninos, los profesionales, las amas de casa, los estudiantes, los indigenas, los obreros, los sindicalistas, somos la oposicion a un gobierno corrupto, aliado con el paramilitarismo asesino y el narcotrafico, que nos ha perseguido en nuestras tierras colombianas. Hoy vivimos y sobrevivimos en casi todos los paises del mundo, como exiliados politicos, para salvar nuestras vidas. Somos los colombianos perseguidos y exiliados, somos colombianos en el exterior, que levantamos nuestras voces valientes, y denunciamos ante el mundo las atrocidades de un gobierno asesino. Somos el indio,somos el negro, el mulato, el zambo, somos la chicha, somos el tamal, la papa, el aguardiente, el ron, somos la arepa de huevo, somos el sancocho, la bandeja paisa, somos la cumbia, la salsa, el mapale. Somos los colombianos que nos negamos a morir y preferimos vivir para luchar por la libertad definitiva de Colombia.

VISITANTES